Protégé : LA GUERRE D’INDOCHINE • 1946-1954

1- Le contexte et les origines du conflit

La guerre d’Indochine se prolonge de 1946 à 1954. Elle concerne essentiellement l’actuel territoire du Vietnam. Elle oppose l’armée française aux troupes du mouvement Vietminh (rassemblement des nationalistes et des communistes vietnamiens).

Après la courte occupation par les Japonais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France tente de maintenir militairement sa domination coloniale dans les pays de la péninsule indochinoise (Tonkin, Annam, Cochinchine, Laos et Cambodge). Malgré l’aide américaine, la France ne parvient pas à vaincre le Vietminh qui est soutenu par la Chine devenue communiste en 1949. L’armée française est sévèrement battue à la bataille de Diên Biên Phu en mai 1954.

Par les accords de Genève de juillet 1954, la France reconnaît l’indépendance des pays indochinois et accepte la division du Vietnam en deux pays séparés par le 17ème parallèle.

2- La chronologie et le récit du conflit

1875 début de la colonisation française en Indochine

1884 la France réunit ses colonies du Laos, du Cambodge et du Tonkin ( Vietnam) dans l’Indochine française

1940 Le Japon envahit l’Indochine française

1945 ( mars) coup de force de l’armée japonaise pour éliminer le pouvoir politique et militaire de la France ( environ 3 000 morts français, dont la décapitation de plusieurs dirigeants, et plusieurs milliers de prisonniers)

1945 ( 2 septembre) Ho Chi Minh, chef du Vietminh, proclame l’indépendance du Vietnam

1946 (mars) débarquement de troupes françaises dans le port de Haïphong

1949 Victoire des communistes de Mao Zédong qui prennent  le pouvoir en Chine et viennent en aide au Vietminh

1950 ( décembre) Le général de Lattre est nommé commandant en chef en Indochine ( il le reste jusqu’en 1951 date à laquelle  le général Salan lui succède, avant l’arrivée du général Navarre en 1953)

1953 Fin de la guerre de Corée ( la Chine accroît son aide au Vietminh)

1954 ( 13 mars au 7 mai ) bataille de Dien Bien Phu (56 jours de siège)

1954 ( 21 juillet ) accords de Genève reconnaissant l’indépendance des pays indochinois: Laos, Cambodge, Vietnam ( celui-ci coupé en deux sur le 17ème parallèle entre le Nord Vietnam dirigé par Ho Chi Minh et le sud Vietnam soutenu par les Etats-Unis)

1955 (mai) le corps expéditionnaire français quitte définitivement le Nord-Vietnam

1957-1975 guerre du Vietnam ( Vietcong contre Etats-Unis )

Le 8 juin est la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » en Indochine

Le Mémorial de la guerre d’Indochine a été inauguré à Fréjus en 1993, il rend hommage à environ 35 000 militaires et civils.

3 - Les acteurs

Le maréchal de LATTRE de TASSIGNY

Le général de Lattre est né en Vendée, à Mouilleron-en-Pareds, en 1889. Il est blessé en 1914-18. Pendant la 2ème Guerre mondiale, il débarque en Provence le 15 août 1944 à la tête de la 1ère armée française, il signe au nom de la France la capitulation allemande à Berlin le 9 mai 1945 ( qui suit la capitulation du 8 mai à Reims). Malade, il décède à Neuilly en 1952 et est fait maréchal de France.

Le général de LATTRE de TASSIGNY et l’Indochine

Plusieurs généraux se sont succédé à la tête du corps expéditionnaire français en Indochine: les généraux Leclerc,  Valluy,  Salan, Blaizot, Carpentier,   de Lattre,  Salan, Navarre, Ely.

Le général de Lattre  de Tassigny est nommé commandant en chef en Indochine le 6 décembre 1950. Il le reste jusqu’au 31 mars 1951. Il y perd son fils unique tué au combat.

Il remporte plusieurs victoires et met en place une armée vietnamienne: « Si vous êtes communistes, rejoignez le Viet-Minh: il y a là-bas des individus qui se battent bien pour une cause mauvaise. Mais si vous êtes des patriotes, combattez pour votre patrie, car cette guerre est la vôtre. Et la France ne la fera pour vous que si vous la faites avec elle »

Source Fondation de LATTRE 79 ( Musée national Clémenceau-de Lattre à Mouilleron-en-Pareds 85)

4- Le bilan

Mobilisés du Corps Expéditionnaire Français: 230 000 soldats français de métropole, 72 000 légionnaires, 182 000 soldats africains et indochinois

Morts: plus de 20 000 morts français, 11 000 légionnaires, 15 000 Africains, 45 000 Indochinois (et  environ  500 000 Vietminh)

Prisonniers : environ 20 000 soldats français prisonniers, dont au moins 4 000 morts, et des milliers de disparus.

5- Les témoignages
6- Les cartes
7- Bibliographie